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Dans
la série : «Les profiteurs du chômage», un premier portrait
Le manoeuvre
L’homme
entre, intimidé, dans mon bureau.
Petit,
sec, la cinquantaine bien sonnée, le teint buriné de celui qui a l’habitude
de travailler dehors.
- Bonjour Monsieur ! Je l’invite à s’asseoir.
- Bonzour, c’est pour le çomaze, pour lé cévé.
Il
s’assied, du bout des fesses. Je devine que pour lui, «oun bouro» représente
un endroit un peu mystérieux, un peu inquiétant, d’où ne peuvent sortir que
des ennuis.
Je lui demande s’il a préparé quelque chose. Il me tend sa lettre de
licenciement : Vingt-cinq ans dans la même entreprise d’échafaudages,
licencié pour cause de «restructuration».
Viré
à cinq ans de la retraite…
- Vous ont-ils fait un certificat de travail ?
Il
me tend une fiche de salaire.
Pour
le mettre à l’aise, je lui demande s’il était monteur ou s’il tirait la
corde.
- Yé tirait la corde. Et yé préparait el matériale, yé déçarzeait el
camione…
Il se détend un peu. Peut-être se revoit-il sur un chantier. Il s’assied
plus confortablement.
Je
commence à rédiger son cv.
Nom, prénom, adresse, N° de téléphone, âge, état-civil, permis de séjour...
- Avant de travailler pour XXX, qu’avez-vous fait ?
- Yé travaillé çé moi, al Portougal.
- Comme quoi ?
- Sour les çantié et avant à la campagna, çé mio padre.
- Etes-vous allé à l’école ?
- Pas boucoup. La campagna, boucoup dé travail. Mais yé sais lire et écrire.
- A part le portugais et le français, vous parlez d’autres langues ?
- Si, oun tipo echpagnol, oun tipo italien.
- Avez-vous un permis de conduire ?
- No.
Son cv est terminé. Une vie en quelques lignes.
Quarante-cinq ans à trimer comme un mulet…
Je
passe à la lettre de motivation.
- Et la santé, çà va ? Le dos ?
- Cà va, des fois yé oun tipo mal.
Je lui demande s’il pense travailler ailleurs que sur un chantier. A
cinquante-cinq ans, trouver de l’embauche est mission impossible dans ce
secteur. Dans beaucoup d’autres aussi d’ailleurs…
- Lé nettoyaze.
Je
lui fais une lettre pour offrir ses services dans ce domaine et lui donne la
liste des entreprises de nettoyage sur Genève. Je lui explique que sans cv et
sans lettre, on ne l’engagera nulle part.
- Avec le chômage, çà va ? Ils sont gentils avec vous ?
- Si !
- Combien d’offres devez-vous faire par mois ?
- Otcho, houit.
Je
lui prépare huit offres pour le mois en cours et lui conseille de prendre
rendez-vous pour le mois suivant. Je lui imprime aussi huit cv pour joindre aux
lettres et lui donne une fourre en plastique pour mettre le tout dedans.
Il a l’air tout content.
- Vous devriez passer chez votre ancien patron pour lui demander un certificat
de travail. Il est obligé de le faire et çà vous aidera à trouver du boulot.
- Si, yé vais lé faire.
- Et prenez-le le mois prochain. S’il n’est pas bon, on en demandera un
autre !
- Merci boucoup !
Il
sort son porte-monnaie.
- Combien yé vous dois ?
- Rien, c’est gratuit ! Mais si vous avez envie, vous pouvez mettre
quelque chose dans le cochon, au secrétariat !
Je l’accompagne pour qu’il prenne rendez-vous.
- Au revoir Monsieur !
- Au révoir !
Il me sourit.
Nous nous serrons la main.
Je remonte pour le client suivant…
Martial
Mars
2010
Crache
Jadis,
les alchimistes y œuvraient sans relâche
Stipendiés par des rois qui se voulaient Midas
Eux croyaient mordicus que le vénéré Saint Graal
Etait le maître ouvrage, la Pierre Philosophale
Mais
jamais personne n’a réussi à prouver
Qu’en or le vil plomb puisse parfois se changer
Pourtant, aussi loin que remonte notre histoire
Combien y on cru et récolté moult déboires
On
pourrait penser dans notre ère de progrès
Que ce genre d’hérésie de mode était passé
C’est oublier un peu vite le cerveau reptilien
Qui sert de jugeotte à bien des politiciens
Qui
donc leur a vendu cette trop belle assurance
D’exponentiels profits basés sur la confiance
De la gestion des risques soit disant maîtrisée
Il y’ont même misé la vie de leurs administrés
Clamant
jour après jour la gloire du dieu Marché
Exhortant leurs ouailles à toujours plus emprunter
Ils pensaient certainement doper sainte Croissance
Et la banque a sauté dans d’horribles flatulences
Conséquence
attendue, les baudruches se dégonflent
Mais ce n’est encore que le début de la gonfle
Il est certes agréable de voir quelques magnats
Aligner des pertes en or vingt quatre carats
Mais
aucun d’entre-eux ne connaîtra la misère
Ni n’ira se nourrir à la soupe populaire
On dit que les morpions ne se mangent pas entre eux
Et que pour payer les ardoises rien ne vaut quelques gueux
C’est
ainsi que les apôtres de Saint Libéral
Pour qui notion d’Etat égale coït anal
S’en vont faire la manche auprès des banques centrales
Qui d’ailleurs s’empressent à goinfrer ces morfales
Moralité,
si ce mot a jamais eu un sens
Dans ce monde perclus qu’est devenue la finance
Le profit est le but alors prends en grand soin
Et surtout n’oublie pas, laisses les dettes au voisin...
Martial
Schneuwly
Mars 2008
Nous sommes
des survivants, des rescapés !
(Pour ceux nés avant 1940)
Nous sommes nés avant la télévision, avant la pénicilline,
avant les produits surgelés, les photocopies, le plastique, les verres de
contact, la vidéo et le magnétoscope, et avant la pilule.
Nous étions là avant les radars, les cartes de crédit,
la bombe atomique, le rayon laser, avant le stylo à bille, avant les
lave-vaisselle, les congélateurs, les couvertures chauffantes, avant la
climatisation, avant les chemises sans repassage, et avant que l’homme marche
sur la lune.
Nous nous sommes mariés avant de vivre ensemble. La vie
en communauté se passait au couvent. Le « fast-food », pour les Anglais, était
un menu de Carême et un « big-mac » était un grand manteau de pluie. Il
n’y avait pas de mari au foyer, pas de congé parental, pas de télécopie ni
de courrier électronique.
Nous datons de l’ère d’avant les HLM et d’avant
les Pampers. Nous n’avions jamais entendu parler de machine à écrire électrique,
ni de jeunes gens portant une boucle d’oreille.
Pour nous, un ordinateur était quelqu’un qui conférait
un ordre ecclésiastique, une puce était un parasite, et une souris était de
la nourriture de chat. Les paraboles se trouvaient dans la Bible, pas sur les
toits. Un site était un point de vue panoramique, un CDRom nous aurait fait
penser à une boisson jamaïcaine, un joint empêchait un robinet de goutter,
l’herbe était pour les vaches, et une cassette servait à ranger les bijoux.
Un téléphone cellulaire aurait été installé dans un
pénitencier. Le rock était une matière géologique, un gai (prononcé gay en
anglais) était quelqu’un qui faisait rire et Made in Taiwan était de
l’exotisme.
Mais nous étions sans doute une bonne race robuste et
vivace, quand on songe à tous les changements qui ont bouleversé le monde et
à tous les ajustements que nous avons su négocier. Pas étonnant que nous nous
sentions parfois sûrs de nous et fiers d’avoir su sauter le fossé entre nous
et la génération d’aujourd’hui. D’ailleurs, nous sommes prêts à
recevoir quelques euros par courrier électronique.
Grâce soit rendue à Dieu, nous sommes toujours là.
Nous sommes, après tout, un bon cru !
Texte recueilli par Françoise Fuchs
Le coin du poète
Mon ptit noir !
Tu me dopes,
Tu berces mes illusions,
Tu rythmes mes émotions,
Tu escortes mon utopie,
Tu me ramènes à aujourd’hui.
Accepterais-tu d’être mon médiateur ?
Toi, le ptit noir insouciant, le bruiteur de ma scène, le souffleur de ma comédie, s’il te plait, ne quitte pas " ton mur ", du moins, ne le quitte pas trop tôt ! Tu t’es rendu si aimable à mes yeux trop souvent embrumés, si loquace, que je n’ai pu faire autrement que de les lever pour te chercher.
Tu n’étais pas loin, coquin !
Sans domicile fixe, tu t’es laissé tenté par un mur tout gris orné de quelques roses rouges au 41, rue de Saint-Jean.
Ce n’est pas que tu es beau mais oh ! que tu es à la mode !
Tout de noir habillé comme nos jeunes qui se cherchent encore,
Tout de noir habillé comme les pensées de Christina que tu vois assise en face de moi dans le jardin et qui, hésitante, accepte mon mouchoir blanc,
Tout de noir habillé mais avec une petite touche jaune " clin d’œil ".
De ton bec ensoleillé sort un hymne d’une pureté toute naïve. Chacun peut y entendre les mots désirés. Christina a tu un instant sa souffrance pour se laisser bercer...
Tu ne le sais pas, mon ptit noir, mais moi, je te le dis… tu es un fin médiateur !
Lever les yeux, t’écouter, apaise, rompt l’enfermement, berce un instant l’âme blessée.
Avant que n’arrive l’hiver dans son épais manteau blanc,
Avant que les volets de la petite maison de St-Jean ne se ferment à tout jamais,
Avant que les machines, dans leur folie, n’écrasent les fantômes bienveillants qui ornent la façade,
Avant que nous nous envolions, toi et moi, tes petits et nos amis du Trialogue vers d’autres cieux,
Si la mélodie te chante, siffles-nous, une dernière fois, une avant-dernière fois… ces quelques mots que nous offre Christian Bobin :
" L’intelligence est la force, solitaire, d’extraire du chaos de sa propre vie la poignée de lumière suffisante pour éclairer un peu plus loin que soi – vers l’autre là-bas, comme nous égaré dans le noir "
Puissent-ils, comme un refrain, accompagner notre voyage !
Ta médiation, ta méditation, tu me les a offertes sans hésitation…. ton amitié aussi !
Et, moi, j’ai eu cette soudaine envie de t’approcher, de te tutoyer, de m’arrêter pour t’écouter !
Au revoir et merci mon ptit noir !
Doris Gorgé
Colline & Collin voyagent…
Conte de fée dédié à la Reine des fées ANIK
Le 9 août 2002, revu le 1er septembre 2003
Cette histoire remonte avant les temps… Il y avait, il y a très longtemps, des collines éparpillées sur toute la surface de la Planète Nature. Les amis de cette planète étaient principalement composés d’animaux. Ces derniers constatèrent que lorsque la pluie se vidait du ciel, elle allait se cacher dans les collines et les remplissait. Un jour l’une d’elles se trouvant bien seule décida de se rapprocher de sa plus proche voisine… à quelques milliers de grains de sable et ce voyage dura autant d’années poussières.
Quelle joie et quelle émotion chez les collines de pouvoir enfin partager leurs vues et leurs impressions de colline… vu qu’à deux : La Force c’est Mieux !
Elles prirent la décision d’aller voir ailleurs, changer de décors, d’atmosphère, pour regarder, rencontrer et s’impressionner. Un grand voyage se collina ! heu… se profila. Après la dernière pluie de saison…
" On y va ! " s’exclama Collin mais Colline qui avait déjà connu la difficulté d’un tel voyage prit le temps de réfléchir… " Magnifique voyage mais je n’y verrais plus rien de loin si je continue de râper mes petits pieds ! " " Je te porterai " lui dit Collin. Ils firent des essais… non concluants. Après trois chutes trop douloureuses, ils se mirent à réfléchir ensemble cette fois-ci ! Trop lourd ! trop plein d’eau ! trop instable sur ces petits pieds qui s’usèrent beaucoup trop vite…
A la dernière nuit de pleine lune, ils se mirent à rêver ensemble… de gros et solides sabots anti-usures, de grandes et longues solides pattes articulées. Ils découvrirent au matin qu’en décrivant, à chacun leur tour, leur rêve… il n’y avait qu’un rêve exactement identique, tellement similaire que le lendemain matin au réveil, leur vue de l’horizon avait brusquement changé par rapport à la journée poussière d’avant ! Mais pas entièrement ! Ils regardèrent au loin et remarquèrent que c’était le même endroit, mais d’un angle de vue nouveau.
Ce n’est pas au loin qu’ils devaient regarder pour comprendre ce qu’il s’était passé…
Et ainsi naquit le tout premier CHAMEAU à deux collines ou deux bosses.
Florian
Atelier d'Ecriture UNI-3 – Monique Janvier
Consigne: Le point d'eau rassembleur
Chandieu, 30 décembre 2002 – 18 heures
Jour de pluie, jour de gris! La ville pleure. Les larmes de brouillard coulent sur chaque silhouette errante en quête de chaleur...
Pourtant, je suis là et je guette:
l'ombre furtive de Manuel à la recherche d'équilibre. Il a déjà puisé dans le réconfort de l'alcool. Il peine à trouver la porte ! Un e lumière clignote sur son battant: jaune, rouge, bleu: douce invitation à entrer.
L'équipe des "sociaux" est là, fidèle à l'accueil. D'exquises senteurs de cacao chaud titillent les narines. Ce soir, je me suis fait beau. Des guirlandes ornent mon cou. De petites ampoules au plafond, poussières d'étoiles, palpitent attentives au moindre cafard. Dans un coin, un sapin croulant sous de nombreuses boules dorées, attend … Sur la table ronde, des mandarines et papillotes mettent une touche de couleur.
Pour Manuel, je suis la source vivifiante. Je lui donne ma présence, faisant jaillir de mes flancs une pluie de douceur. Je lui prête mes mains de lavande et le rase tout en lui rappelant de se rendre chez le coiffeur. Je crie ma joie de le voir sourire de bien-être. Ce soir point de dentiste ni de docteur. Le temps est à la fête !
Voici Marine et Pedro, accrochés à leur bébé. Comme ils sont jeunes ! Ils connaissent cependant le rejet. De fil en aiguille ils ont sombré dans les paradis artificiels de la drogue, fragilisés par une famille désunie ! Ils ne savent plus très bien comment s'y prendre avec leur enfant: il est même question d'une famille d'accueil … Pour la petite, je me fais toute tendresse, dégoulinant en onde légère sur son corps délicat. Je l'enveloppe de chaleur: elle sourit et les parents sont ravis !
Rosa arrive enfin chargée de ses multiples paquets depuis qu'elle rôde sans gîte. Je coule à flots sur ses bras perclus de rhumatismes. Elle apprécie qu'ils se délient sous l'effet de la vapeur.
Manuela, la Chilienne me fait de l'œil sur le seuil. Avec elle entre le soleil dans mon cœur. J'aime sa joie de vivre. Je resterai discret à son sujet car elle n'aime pas que je parle d'elle. Pour elle les jours sont comptés et elle veut les vivre jusqu'au dernier. Elle me chuchote tout bas ce qu'elle a composé pour moi:
Merci Point d'Eau Rassembleur
Tu nous prodigues toute ta Tendresse
Et nous réunit dans une bulle de Bonheur !
Tu es le Paradis des Largués de la Vie …
Puis, elle le relit très fort et tous reprennent en chœur:
Merci Point d'Eau Rassembleur !
Je frissonne d'émotion. Une larme perle à mon œil. Je les entends rire et avec eux je danse les dernières heures de l'année.
Geneviève, 9 janvier 2003
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C |
as social, dites-vous ? |
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H |
élas non. Détresse simplement |
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O |
ù aller, que dire, que faire ? |
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M |
aison vide, cœur vide. |
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A |
llons courage ! |
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G |
ardons le moral |
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E |
t à la grâce de Dieu, allons au boulot ! |
Christiane
"Un grand Merci au TRIALOGUE…"
" Il est une chose que
nous ne devrions jamais négliger: l'accueil sans juger à une réception
Dès le premier coup d'œil, au premier contact - c'est garder un visage tout à
fait humain,
Laisser femmes & hommes exprimer leurs souhaits et demandes sans aucune
précipitation,
Etrangers à nos langues complètement perdus dans les méandres des
Administrations,
Suisses ayant eux aussi connu quelques échecs, des pannes ainsi que de
multiples humiliations,
Peu d'endroits, tel " Le Trialogue ", remettent l'Humain au centre de
nos préoccupations,
Laissant aux individus la possibilité d'être DIGNES et à nouveau
progressivement sereins,
Combien d'entre nous, ayant besoin de leurs services, agressifs, les ont pris à témoin…
Leur dire notre reconnaissance, et tout
simplement un grand merci sans même être des
" Copains "
Cette faculté qui n'est pas donnée à tout le monde de ne point jauger sa voisine et son voisin…,
Encourager ainsi des associations telles
" Le Trialogue " à rester fidèles à leurs directions
Après avoir bénéficié de leurs services apprendre à dire MERCI tout
simplement…
C'est aussi reconnaître leur rôle d'utilité
publique lors d'intenses périodes de découragement,
Donner aux bénévoles des raisons de motivations supérieures dans tous leurs
engagements,
Dans le cas de l'Auteur, essayer de ne pas brusquer des relations amicales avec
le mot : FIN! "
Grand-Lancy, le 28 janvier 2002
PIERRE-ALAIN DUC
TRIALOGUE
Vous êtes à Trialogue en route depuis un an
Un lieu de bon dialogue dans le quartier Saint-Jean.
Vous y trouvez toujours des regards sympathiques
Qui accueillent tour à tour beaucoup de cas tragiques.
La loi si compliquée décourage bien du monde
C’est l’envie d’abdiquer, bien des gens se morfondent.
Chômeurs en fin de droit, femmes seules et sans emploi
Qui ne lèvent pas un doigt un enfant contre soi.
Comment payer loyer, assurances et manger ?
Ils ont un cœur broyé et se sentent en danger.
o O o
Les répondants sont là, Doris la première,
Pour étudier le cas trouver une filière.
En effet c’est souvent difficile à comprendre
Il faut prendre les devants et la loi réapprendre.
Ça change tout le temps, comment bien s’en sortir ?
Les services compétents ne savent non plus tout lire.
Les erreurs sont nombreuses et il faut recourir,
Des situations fâcheuses pourraient les faire périr.
Mais le calme est de mise pour affronter tout ça
Des relations sont prises pour étudier le cas.
Les sociaux nous connaissent et apportent compétence
Avec beaucoup d’adresse on trouve les instances
Et les choses s’arrangent, les personnes apaisées
Les voilà bien aux anges, leurs âmes sont plus lésées.
3.11.1999
Stress
Que de bases fragiles au rythme qu’ils tiennent.
Que de gens dans la ville qui vont et qui viennent,
Plus vite que le vent, l’homme se déplace,
Obligé d’être à temps, hanté du surplace.
Reine mobilité, Roi efficacité
Sont dans la sainteté de ce monde excité.
C’est un drame éternel qui opprime le monde,
L’âme lui lance des appels dans cette foutue ronde.
Et il ne l’entend pas, il trotte, il trotte
Et s’enfonce plus bas acceptant les chochottes.
C’est le stress qui le prend et il fonce et il fonce.
Il veut avoir du crans et Société le ponce.
Et le corps s’en ressent, il s’exprime dans ses maux :
C’est la pression du sang, les migraines du cerveau,
L’estomac a l’ulcère et son foie sort la bile,
Sone esprit est amer, c’est les causes de la ville.
Quand t’arrêteras-tu ? Quand prendras-tu ton temps ?
Veux-tu que l’on te tue pour t’endormir à temps ?
Espace tes actions, prends le temps de rien faire,
Fais ta reconversion, t’as le droit de te taire.
Respire en profondeur, écoute un peu ton corps,
Mets toute ton ardeur à comprendre ton sort.
Prends des temps de silence et vide ton cerveau,
Tu trouveras confiance et un esprit nouveau.
5.10.98
Avoir-Être
Nous sommes dans l’ère du faire, il attache au travail,
Cela a beau nous plaire, il ferme dans un sérail.
C’est l’argent qui nous tient attachés à l’Avoir
Un malheur que ces biens quand Vie est à son soir.
Pourquoi tant s’agiter pour assurer son pain ?
Est-il dans la cité besoin de tant de gains ?
Ralentissons le pas de notre vie mondaine,
Elle nous aidera pas à délier nos chaînes.
Cherchons des temps tranquilles pour apaiser notre être,
Ce sera plus habile en vue de nous connaître.
Car en nous est le temple de Dieu qui nous fait naître,
Afin qu’on le contemple sans plus jamais paraître.
L’argent est dans l’Avoir un plaisir bien futile,
Il donne le pouvoir de nous trouver reptiles.
L’ami est dans l’Ecoute possible à travers l’Être.
C’est le cœur qui sans doute ouvre sa fenêtre.
o O o
1.10.98